Journée nationale des patriotes

>La prochaine Journée nationale des patriotes se déroulera lundi 19 mai prochain sur le thème À la grandeur du Québec, afin de rappeler que, loin de se limiter au Richelieu et à Deux-Montagnes, le mouvement des patriotes de 1837-1838 avait des racines dans pratiquement toutes les régions du Québec.
 

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Patriotes à la grandeur du Québec

Cette année, le MNQ a retenu le thème « À la grandeur du Québec » pour rappeler que les assemblées et les évènements entourant les rébellions de 1837-1838 ont eu lieu dans plusieurs régions du Québec. Contrairement aux batailles de l’automne 1837, puis de 1838, qui se sont déroulées pour l’essentiel dans la région de Montréal ou à proximité de la frontière américaine, les grandes manifestations du mouvement patriote se sont étendues à la grandeur du Bas-Canada.
 

Dès 1827, les patriotes font circuler une vaste pétition qui recueille 87 000 signatures afin de dénoncer le gouvernement colonial et revendiquer l’instauration d’un régime démocratique. Aux élections d’octobre 1834, les dernières avant les rébellions, le Parti patriote, dirigé par Louis-Joseph Papineau, remporte 77 sièges sur 88. Seuls lui échappent alors quelques comtés en Gaspésie et en Estrie. Partout ailleurs les idées patriotes triomphent à Québec, à Montréal et tout le long du fleuve St-Laurent.
 
À l’été de 1837, devant le refus du gouvernement anglais d’obtempérer à leurs demandes formulées dans les 92 Résolutions, les Patriotes tiennent des centaines d’assemblées publiques dans pratiquement toutes les paroisses du pays, de l’Outaouais à Charlevoix, de la Beauce à Vaudreuil. Ces assemblées, toutes pacifiques, traduisent d’une grande soif de liberté et de justice et constituent un témoignage unique de l’attachement de notre peuple à sa culture et à ses institutions. Ces assemblées populaires sont d’ailleurs l’événement d’où origine le choix de la date désignée pour la Journée nationale des patriotes, soit le troisième lundi du mois de mai.
 
Le mouvement patriote est loin de s’être limité à Saint-Eustache ou aux berges du Richelieu. Pratiquement chaque région du Québec peut s’enorgueillir d’avoir produit de grands patriotes, d’avoir été le théâtre d’événements et, encore aujourd’hui, d’abriter des lieux de mémoires, maisons, monuments ou simples toponymes qui partout témoignent encore de l’inextinguible idéal des Patriotes.
 

Un devoir de mémoire

Le combat patriote ne fut pas vain, et depuis plus 175 ans leur lutte pour la démocratie, l’équité sociale et la nation québécoise a continué à inspirer des générations de femmes et d’hommes engagés dans la défense des mêmes principes. Très tôt après la rébellion, de jeunes intellectuels du Parti Rouge prennent le relai et prônent l’instauration d’une république du Québec. Après la pendaison du métis Louis Riel en 1885, et jusqu’à la Première guerre mondiale, c’est par milliers que les Québécois se soulèvent contre le racisme et la discrimination dont sont victimes les francophones, en particulier hors du Québec. Durant la Crise et la Seconde guerre, ils dénoncent la conscription et l’infériorité économique des Canadiens français. La Révolution tranquille correspond ensuite à un vaste élan patriotique, marqué par la création d’un État québécois et la défense de la culture francophone. Aujourd’hui encore, on retrouve partout des patriotes engagés dans les mêmes combats et animés du même courage que celui des Patriotes de 1837-1838.
 
Depuis 1837, ces patriotes ont non seulement assuré un devoir de mémoire, mais aussi un devoir de vigilance, en vue de préserver notre culture, nos droits et nos institutions. Méditant les leçons du rapport Durham, chaque génération depuis 1837 s’est ainsi donné les moyens de maintenir haut le flambeau de la lutte nationale et faire en sorte que le Québec ne sombre pas tout entier dans l’orbite de l’Amérique anglo-saxonne.